
Plâtre consolidé avec de la filasse. ; Le buste du duc Philippe le Hardi et celui de la duchesse Marguerite de Flandre - aujourd'hui disparu - auraient été moulés entre 1832 et 1834, date de leur acquisition par la Commission des Antiquités, à partir des sculptures du portail de l'église des Chartreux. La découverte par Févret de Saint-Mémin "des fragments de la couronne et des tresses de cheveux de la duchesse" ainsi que des "ornement de la tête du duc", retrouvés derrière les statues, permit la restauration des moulages.
Celle-ci fut confiée à Etienne-Jules Ramey (1796-1852), sculpteur, qui restitua - sous la direction de Saint-Mémin - le détail de l'orfèvrerie et des cabochons, visible aujourd'hui sur le buste du duc, tandis que les statues originales ont conservé l'aspect mutilé des ornements, en raison des ajournements multiples des travaux de restaurations de la sculpture du portail. Les tirages "restaurés" furent données en 1834 au Musée des Beaux-Arts - où ils sont aujourd'hui conservés - par la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or. On les retrouve plus tard dans le catalogue de 1860, 1869 et 1883, où on donne pour chacun des bustes la hauteur de 60 centimètres qui correspond à celle de notre moulage (0,645 mètres).
Or, ces deux pièces sont également mentionnées en 1894 où elles sont dites "en double exemplaire" ce qui laisse entendre qu'on disposait alors d'un autre tirage, soit au total de quatre portraits, peut-être réalisés, à la même époque et partagés entre le Musée de la ville et le Musée de Commission. L'existence de réserves communes a pu donner lieu à certaines confusions, dont le catalogue de 1894 offre plusieurs exemples : c'est visiblement par erreur que l'équipe de J. d'Arbaumont, a répertorié ensemble les quatre moulages, alors que seul un couple devait revenir au Musée de la Commission. Les deux bustes se trouvaient jusqu'à une date récente aux Archives départementales de la Côte-d'Or (Hôtel Rolin), où ce lui de Marguerite de Flandre fut dérobé à l'occasion de travaux en 1995. (Didier Secula) (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
Musée archéologique de Dijon
Peut-on la contempler ?
Dijon, France
Le propriétaire est connu ; on ignore si l’œuvre est exposée aujourd’hui.