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Elément mouluré armorié, 1547 vers - 1548 vers

Elément mouluré armorié

1547 vers - 1548 vers · Sculpture · 34 × 52.5 cm

Peut-on la contempler ?

Inconnu

MAD
Musée archéologique de Dijon

Dijon, France

Le propriétaire est connu ; on ignore si l’œuvre est exposée aujourd’hui.

Dans cet état depuis
5 oct. 2026
Source
Le musée
Sur la cartePage du musée

À propos de la sculpture

Calcaire taillé ; Ces deux éléments (inv. 997.0.74 et 997.0.75) n’avaient pas été identifiés dans l’édition du catalogue publiée en 2000, même si une origine identique était suspectée, comme semblaient l’annoncer la similitude de leur profil, leurs dimensions comparables, mais également leur proximité sur une photographie prise en 1922 dans le dépôt lapidaire du Musée de la Commission, alors situé dans l’ancienne église Saint-Etienne. Ainsi, les deux corbeaux conservent lit de pose et lit d’attente, deux faces latérales taillées et une face principale sculptée : celle-ci se compose d’un motif plaqué sur un corps de moulures où deux tores à listel alternent avec deux larges gorges. L’arrière des deux blocs montre quant à lui une grande irrégularité, manifestement due à leur démantèlement. De nouvelles observations et recherches – s’appuyant notamment sur les récents travaux d’H.

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Mouillebouche – permettent aujourd’hui d’attester que ces deux corbeaux proviennent en fait de la salle des Gardes du palais des Etats de Dijon. En effet, les huit poutres du plafond de cet espace reposent sur seize corbeaux, composés de copies ou d’éléments originaux restaurés : sur ces seize corbeaux, quatre sont simplement moulurés, cinq sont décorés d’un porc-épic, emblème du roi Louis XII (roi de France de 1498 à 1515), cinq sont armoriés et deux sont décorés d’un motif de trois croissants de lune entrelacés. Les corbeaux conservés au musée auraient été déposés vers 1896, à l’occasion des travaux de restauration de l’architecte diocésain Charles Suisse en 1895-1904. La mouluration du n°997.0.74 se trouve en grande partie dissimulée par le bouillonnement d’un rinceau de feuillage, rendu avec un souci de naturalisme poussé.

Des feuilles de chardon très découpées, nervurées, étalent et agitent leurs nombreuses folioles en tous sens ; leurs tiges enchevêtrées se mêlent aux branches noueuses, parfois coupées, qui s’entrelacent dans une confusion totale. Le tailleur de pierre s’est attaché à rendre la texture des feuilles et l’écorce des branches ; de même, il s’est efforcé de libérer au maximum cette végétation luxuriante du fond, celle-ci ne tenant que par quelques points de contact, pour un meilleur effet de foisonnement, d’ombre et de lumière. Placé sur ces rinceaux et rompant avec leur exubérance, l’écu offre une surface extrêmement bûchée, surmontée des vestiges d’une couronne. Or, dans sa thèse sur le Palais ducal de Dijon, H.

Mouillebouche fait très clairement le lien entre ce corbeau et celui qui est en place dans la grande salle (6ème nord) : on y retrouve en effet le même dispositif – un écu sur un fond végétalisé identique à la description ci-dessus – les armoiries visibles étant celles d’Anne de Bretagne (parti d’azur à trois fleurs de lys d’or et d’hermine), surmontées d’une couronne. Ce corbeau armorié est donc le fruit d’une restitution (et non d’une restauration) fondée sur l’élément original conservé au musée archéologique. On peut sans problème le dater des premières années du XVIe s., sans doute peu de temps après l’incendie du 17 février 1503 qui entraîne d’importantes réparations. Le second corbeau (inv. 997.0.75) offre quant à lui un motif singulier et complexe formé de trois éléments en croissants de lune côtelés, étroitement entrelacés.

Ce motif peut être interprété comme l’emblème du roi Henri II, souvent associé à la devise DONEC TOTUM IMPLEAT ORBEM, emblème reproduit sur les panneaux de la tribune des musiciens de la même salle. Seuls deux corbeaux le reprennent, le 1er – avec une couronne le surmontant – et le 7ème (mur nord). Or, ce dernier correspond clairement à celui du musée : il est en effet dépourvu de couronne et ses trois croissants apparaissent nettement plus serrés que sur l’autre corbeau. La coexistence d’éléments faisant référence à la fois à Louis XII et Anne de Bretagne, au début du XVIe s., et au roi Henri II, leur petit-fils, sacré en 1547, pourrait indiquer que ces corbeaux ont été réalisés dans un second temps, peut-être à l’occasion de sa joyeuse entrée en juillet 1548. (Didier Secula, 2023) (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)

MADMusée archéologique de Dijon

Notice

Numéro d’inventaire
997.0.75

Au catalogue

SculptureRenaissanceXVIe siècle

Sources

  • Musée archéologique de Dijon
  • Image : Musée archéologique de Dijon — © François Perrodin; Ministère de la Culture (France), base Joconde

De la collection : Musée archéologique de Dijon

Page du musée
chapiteau, Pouchetty, 1886

Pouchetty

chapiteau, 1886

Buste de Marguerite de Flandre, Etienne-Jules Ramey, 1832 - 1834 (après - avant)

Etienne Jules Ramey

Buste de Marguerite de Flandre, 1832 - 1834 (après - avant)

Buste de Philippe le Hardi, Etienne-Jules Ramey, 1832 - 1834 (après - avant)

Etienne Jules Ramey

Buste de Philippe le Hardi, 1832 - 1834 (après - avant)

Chapiteau à trois pans ; Chapiteau armorié, 1515 - 1523 (Date de début - Date de fin)

Chapiteau à trois pans ; Chapiteau armorié, 1515 - 1523 (Date de début - Date de fin)

Culot figuré représentant le signe du sagittaire ; Culot, 1515 - 1523 (Date de début - Date de fin)

Culot figuré représentant le signe du sagittaire ; Culot, 1515 - 1523 (Date de début - Date de fin)

Deux fragments de frise à pampre, 1515 - 1523 (après - avant)

Deux fragments de frise à pampre, 1515 - 1523 (après - avant)

Chapiteau à trois pans ; Chapiteau armorié, 1515 - 1523 (Date de début - Date de fin)

Chapiteau à trois pans ; Chapiteau armorié, 1515 - 1523 (Date de début - Date de fin)

frise (fragment), 1515 après - 1523 avant

frise (fragment), 1515 après - 1523 avant