Attis, 4e quart 3e siècle

Attis

4e quart 3e siècle · Sculpture · 95 × 79 cm

Kan det ses?

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Hvor er »Attis« i dag? Samling: Musée Saint-Raymond, musée d'Archéologie de Toulouse, Toulouse. Ukendt.

Ejeren er kendt; om værket er udstillet i dag, vides ikke.

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Om skulpturen

Med museets ord — på fransk

Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne) Attis était le gardien du temple de la déesse Cybèle. Cette dernière en était très amoureuse. Dans un accès de jalousie, elle le rendit fou, le poussa à s'émasculer et le transforma ensuite en pin. À Rome, tous les 22 mars, la procession de l'« entrée de l'arbre » célébrait la mort d'Attis. Un pin coupé décoré de bandes de laine rouge et d'instruments de musique, était porté jusqu'au temple de Cybèle. Le visage du jeune dieu rappelle celui de la reine des Amazones Hyppolité représentée dans l'un des reliefs des Travaux d'Hercule : mêmes bonnets phrygiens et cheveux bouclés. Sans doute ont-ils été réalisés par le même atelier de scupteurs. ; Zeus avait voulu féconder Cybèle, une roche sur laquelle il laissa sa semence. De cette étrange union naît un hermaphrodite très violent, Agditis.

Læs videre

Afin de le calmer, les dieux décident de le châtier ; le sang de ses testicules donne naissance à un grenadier dont l'un des fruits est mangé par une nymphe, Nana. Cette absorption la féconde à son tour et l'enfant qui naît portera le nom d'Attis. Cet enfant sera aimé par sa grand-mère (Cybèle) mais également par son père, le méchant hermaphrodite, Agditis. Mais Attis préfère une princesse de Pessinonte (en Phrygie, au centre de l'actuelle Turquie) ; Cybèle tente alors de récupérer celui qu'elle veut prendre pour amant et fonce tête la première dans le rempart de la cité (dont elle conservera symboliquement les tours et les murs sur la tête). Agditis surgit à son tour et rend fou l'épouse et le beau-père d'Attis qui se tranchent, l'un les testicules, l'autre les seins. Alors, Attis, désespéré, s'auto-émascule sous un pin et meurt. Cybèle enterre ses testicules.

Ainsi, les prêtres de Cybèle et d'Attis, les Galles, se castraient-ils lors de la fête de ces deux divinités, le 24 mars. Le culte d'Attis est interdit sous la République car les rituels sont trop violents, pourtant, il se développe. Les pratiques sont tellement nombreuses sous l'Empire que l'empereur Claude reconnaît officiellement le culte d'Attis. Mais ce n'est véritablement qu'à partir du IIe siècle qu'Attis s'impose dans la religion romaine comme divinité propre. L’œuvre découverte au sein des vestiges de la villa de Chiragan représente le jeune dieu sur un médaillon prenant l'aspect d'un bouclier (clipeus). Cette tradition de l'imagea clipeata (ou « image sur bouclier »), ainsi que le style de la sculpture, rappellent les ateliers tardifs orientaux dont ceux d'Aphrodisias (Turquie).

Leur art fut à l'origine d'un véritable renouveau de la sculpture en Occident, durant l'Antiquité tardive. ; Dieu originaire de Phrygie (Asie Mineure), le jeune Attis est reconnaissable à son bonnet phrygien. Aimé chastement par Cybèle, dont il gardait le temple, il s'émascula au cours d'une crise de folie provoquée par la déesse jalouse de l'amour que lui portait la nymphe Sagaritis. Après sa mort, il aurait retrouvé une sorte de vie, éternelle, dont témoignaient les fleurs renaissant sans cesse sur sa tombe. [Daniel Cazes]

Musée Saint-Raymond, musée d'Archéologie de Toulouse

Oplysninger

Inventarnummer
Ra 34 l ; 30511 (Ancien numéro)

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Fra samlingen: Musée Saint-Raymond, musée d'Archéologie de Toulouse

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