
可否一睹真容?
所有者已知,目前是否展出尚不清楚。
L'accueil, quoiqu'un peu guindé est bien là, deux personnages très identitaires encadrent, tels d'amusants serre-livres le bandeau inférieur de l'affiche. De leur index pointé, ils nous font parcourir du regard, le fabuleux tracé du roi des trains, comme dessiné à la craie sur un tableau noir explicatif. Prévoyez donc un départ de Londres via Paris, Bucarest, Athènes, pour enfin parvenir à la porte de l'orient, Constantinople. La capitale turque en 1921 ne se nomme pas encore Istanbul ! Passée la ligne des deux chefs de gares, à gauche un bobby de la Reine d'Angleterre, fièrement coiffé de son bonnet à poils, à droite un Turc arborant le très conique fez en laine rouge, Roger Broders nous propose, comme de coutume, de nous immerger dans le plan médian de sa composition.
La ville intense des mille et une facettes, magnifiée par les dômes rutilants et les hauts minarets de Sainte-Sophie, bordée par l'eau bleue du Bosphore porteuse de navires innombrables que le train prétentieux démode. Enfin au loin Topkapi apparaît, résidence séculaire des sultans ottomans, construit sur l'emplacement de l'antique Byzance. Quel menu ! C'est l'orient tout entier porté sur un plateau ! MATOU, Roger Broders affiches 1920-1932, Art & Caractère, 2017, 142 p.
Musée des arts précieux Paul-Dupuy