
可否一睹真容?
所有者已知,目前是否展出尚不清楚。
Bloc en pierre d'Asnières sculpté (cf examen de la roche par P. Rat en 1997) ; Sur la foi de son précédent propriétaire, ce chapiteau provient de l'ancien hôtel de ville dijonnais appelé traditionnellement la "Maison du Singe". Quadrangulaire, il présente un angle arrondi et fut taillé de façon à recevoir trois éléments. Il est animé par un cortège de bêtes rampantes souvent identifiées à des singes en raison de la prédilection pour cet animal dont témoignait l'ancien hôtel de ville. Il s'agit en fait de créatures monstrueuses, hybrides à l'exception peut-être de la troisième plus anthropomorphique. En tête de la procession, la première bête a l'apparence générale d'un mammifère ; les membres postérieurs sont frangés aux extrémités, les antérieurs, singulièrement longs. La suivante lui saisit la queue.
Affublée d'une sorte de large bandeau, sa tête est d'un aspect plus humain, peut-être à cause des yeux en amande pourtant exagérément saillants. Les bras semblent eux aussi moins bestiaux bien qu'anormalement longs. Une espèce de gangue (?) enveloppe les épaules et longe la colonne vertébrale. A cet endroit se superposent trois franges. La troisième créature semble encore plus humaine que les précédentes et ce, malgré l'aspect grossier du visage (yeux exorbités, bouche béante) et le caractère monstrueux de la silhouette (tronc haut, dos bossu, bras aussi longs que les jambes). La chevelure de cet étrange personnage est divisée par de longues raies parallèles. Il est tentant d'essayer de donner une signification symboliques à ce cortège de créatures rampantes - apparemment affligées -, sachant que la Maison au Singe faisait également office de prison.
La forme particulière du chapiteau, avec ses trois décrochements, intrigue et l'on peut se demander s'il ne s'agit pas en réalité d'une console destinée à porter l'une des galeries externes (mise en place après 1446) de cette hétérogène construction qu'était la "Maison au Singe". En l'absence d'élément permettant de confirmer cette idée, la sculpture du Musée archéologique semble devoir être datée du XVe siècle. (Didier Secula) (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
Musée archéologique de Dijon