
Vierge à l’enfant sculptée en grès, surmontant un croissant de lune. Telle une nouvelle Eve exempte du péché originel, elle piétine le serpent et sa pomme. Sont réunis ici plusieurs thèmes chers à la contre réforme : la présence du Saint Esprit symbolisé par la tête d’angelot ornant le diadème de la Vierge. Posée sur le croissant de lune, elle est en même temps la reine du ciel décrite dans l’Apocalypse de Saint-Jean et la nouvelle Eve écrasant le démon qui serre entre ses dents la pomme du péché originel.. Mais l’artiste a su retenir les leçons d’humanisation de la divinité de la fin du Moyen-Âge et de la Renaissance. Sa vierge est aussi une jeune femme radieuse aux gestes souples et élégants, aux vêtements au modelé aérien. L’enfant Dieu regarde les fidèles de haut, avec sérieux.
Il s’agissait, pour les jésuites qui furent les principaux artisans de la contre réforme, de réaffirmer la primauté de l’Église Catholique Romaine face aux « hérésies » et, pour ce faire, rien n’était trop beau pour la plus grande gloire de Dieu. L’origine de cette vierge est incertaine. Malgré les tentatives d’attribution, l’auteur reste anonyme et la légende familiale des anciens propriétaires la placerait sur un des murs extérieurs de l’église Saint-Charles Borromée d’Anvers mais rien n’est moins sûr.
Musée municipal de la tour abbatiale de Saint-Amand-les-Eaux
Mag men het zien?
Saint-Amand-les-Eaux, Frankrijk
De eigenaar is bekend; of het werk nu te zien is, is onbekend.