
Thomas CoutureFrancia, 1815–1879La flagellation du Christ
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Dove si trova «La flagellation du Christ» oggi? Collezione: Musée d'art et d'archéologie de Senlis, Senlis. Non si sa.
Senlis, Francia
Il proprietario è noto; non si sa se oggi sia esposta.
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Sul dipinto
Con le parole del museo — in francese
En mai 1838, Th. Couture tente à nouveau le Grand Prix. Trois sujets sont proposés pour le 1er essai de peinture qui consiste en une esquisse : l’un est religieux (Flagellation du Christ), les deux autres romains (Cornélius ; La mort d’Agrippine). Le tirage au sort désigne le premier sujet, qui sera approuvé par Horace Vernet (1789-1863) - ce qui explique sans doute la contresignature dans la partie supérieure de la toile -, Paul Delaroche (1797-1866), Merry-Joseph Blondel (1781-1853) et François Dumont (1751-1831). Cette Flagellation du Christ est donc l’esquisse réalisée par Couture pour le premier essai du concours. Jésus est amené devant la cour du Prétoire et livré aux soldats qui l'attachent à une colonne et le flagellent (Arch. nat., AJ52 193). Peinte avec soin, l’esquisse montre les qualités indéniables de l’artiste.
Leggi
Fait rare, la toile est arrivée jusqu’à nous, contrairement à la plupart des esquisses détruites pas les artistes eux-mêmes, sans doute déçus d’avoir échoué au Grand Prix. Le jugement est rendu par tout un panel d’académiciens : Hersent, Garnier, Picot, Delaroche, Abel de Pujol, Drolling, Blondel, Bidauld, Dumont, Langlois et Schnetz. Couture est admis à concourir pour le second essai, qui consistait en une étude de figure d’après le modèle vivant. Dix élèves, dont Couture, furent sélectionnés à l’issue de cette seconde épreuve. Malheureusement pour notre artiste, c’est Isidore Pils (1813-1875) qui remporte cette année-là le Grand Prix de Rome avec Saint Pierre guérissant un boiteux à la porte du Temple (Paris, ENSBA). Comme Couture l’écrit en 1867 dans sa Méthode et entretiens d’atelier, son œuvre s’inscrit dans la tradition classique dont il revendique l’héritage et la continuation.
La composition de cette esquisse témoigne de cet académisme qui lui sera souvent reproché. L’étude des Grecs et des antiques y est parfaitement sensible, dans le canon des figures, les drapés et les attitudes des personnages. Toutes les composantes de son art apparaissent, même si l’exécution manque de maturité. Les tonalités chromatiques, les nuances de brun, la vivacité des bleu et vert, et les contrastes marqués entre les teintes sourdes et les touches de blanc, tous les effets de palette déployés ici annoncent les grandes heures du peintre. C’est une répétition avant le grand spectacle des Romains de la décadence (Paris, musée d’Orsay, 1847), le Damoclès (Caen, musée des Beaux-Arts, 1866), et les autres sujets allégoriques et politiques qui vont suivre. Le dessin est très présent, et le cerne sombre des silhouettes déjà fortement accusé.
Certaines physionomies deviendront bientôt des poncifs, comme le bourreau aux cheveux courts situé à droite du Christ qui n’est pas sans évoquer les peintures de l’église Saint-Eustache (1851-1856), seule vraie commande monumentale que Couture réalisera dans le registre religieux. Comme Ingres, Delacroix, Chassériau et nombre de ses contemporains, Thomas Couture va s’illustrer dans le domaine de la peinture religieuse, qui connaît un véritable âge d’or au XIXe siècle. Toutefois, il s’y consacre peu, plus enclin à brosser le portrait de la société dans laquelle il évolue. La plupart de ses tentatives sont des exercices préparant au prix de Rome : Le sacrifice d’Abraham (non localisé) en 1835, Le sacrifice de Noé (collection particulière) qui obtient le second grand prix en 1837, et La Coupe de Joseph trouvée dans le sac de Benjamin (non localisé), son ultime essai en 1839.
Au début des années 1840, il conçoit Le Fils prodigue (détruit), inspiré par un sujet très présent dans la peinture, qu’il traitera à nouveau au soir de sa vie. L’œuvre, qui n’a plus rien d’un exercice scolaire, relève plutôt d’une scène de genre à connotation historique qui préfigure le contenu moralisateur des Romains de la décadence. L’expérience du décor de l’église Saint-Eustache reste sans lendemain. Couture privilégie ensuite les allégories à l’imagerie biblique ou hagiographique. Cette esquisse est donc l’un des rares tableaux religieux qui nous soit parvenu.
Musée d'art et d'archéologie de Senlis
Scheda
- Numero di inventario
- A.2014.2.1
Che cosa raffigura
In catalogo
Fonti
- Musée d'art et d'archéologie de Senlis
- Immagine: Musée d'art et d'archéologie de Senlis — © Christian Schryve, Compiègne; Ministère de la Culture (France), base Joconde
Nella vita di Thomas Couture
Tutta la vita1837
The Prix de Rome after six failures
Couture had failed the Prix de Rome competition at the École des Beaux-Arts six times, but felt that the fault lay with the École and not with himself. He finally won the prize in 1837.
1837 · Premio
Second Great Prize of Rome
1838
His debut at the Paris Salon
In 1838, a year after the Prix de Rome, Couture is shown at the Paris Salon for the first time, with a canvas depicting a Venetian woman after a night orgy.
1840
Historical and genre pictures at the Salon
In 1840 Couture begins exhibiting historical and genre pictures at the Paris Salon, earning several medals for his works.
early 1840s
The nickname “French Veronese”
In the early 1840s Couture enjoys great popularity thanks to his elegant manner of painting, his refined sense of colour and his flights of creative fancy. He is called the “French Veronese”, and some contemporaries even place him above the Venetian painter.









