
Si può ammirare?
Digione, Francia
Il proprietario è noto; non si sa se oggi sia esposta.
Calcaire taillé ; La base de ce fragment de chapiteau est dotée d'une frise composée de palmettes encerclées. Une petite feuille relie chaque motif à son voisin. A senestre, sur la face historiée, un personnage se tenait probablement assis car le tracé des plis indique que ses genoux sont légèrement fléchis et le pied gauche quelque peu écarté vers l'extérieur. Il portait un ample drapé dont certains plis finement taillés. La position des pieds du personnage à dextre indique qu'il était présenté de 3/4 tourné en direction du personnage précédent. entre les deux figures des dents de scie verticales, gravées, ornent le fond de la corbeille. Elles réapparaissent entre les jambes du personnage à dextre puis sur le pourtour de sa silhouette.
La face latérale à senestre légèrement concave présente également ces mêmes motifs : des dents de scie horizontales sur la parie supérieure de la corbeille puis verticales sur la partie inférieure. Peu d'éléments subsistent qui permettent de dater ce fragment. Le motif des palmettes encerclées a été exploité sous diverses formules tout au long des XIe et XIIe siècles, pour orner tailloirs et bases de chapiteaux ou encore arcatures et voussures. Cependant ici, les effets d'ombre et de lumière créés par des lobes pointus et plats nettement détachés du fond et la taille en biseau qui dégage le contour extérieur de chaque motif témoignent d'une maîtrise caractéristique du milieu du XIIe siècle. Le style du drapé semble confirmer cette datation.
Son effet lourd, son amplitude et le foisonnement des plis en plat de bande ou en petits bourrelets rappellent le style d'un chapiteau conservé au musée représentant la Nativité (inv. 64-2), en particulier du vêtement de Joseph, les plis sur les jambes relèvement d'un schéma identique à ceux déployés sur les genoux de notre personnage : une série de U en cascade. Par ailleurs, la corpulence des rares membres conservés laisse pressentir que les personnages étaient disproportionnellement courts. Loin d'affirmer que ces deux chapiteaux proviennent d'un même atelier, nous pouvons penser qu'ils sont contemporains, vers le second tiers du XIIe siècle. (Frédérique Bouvard) (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
Musée archéologique de Dijon