Peut-on la contempler ?
Paris, France
Présentée au public. Qui s’en porte garant est indiqué ci-dessous.
Le sarcophage d'Eshmunazar II est un sarcophage du VIe siècle av. J.-C. mis au jour en 1855 dans la « nécropole phénicienne » à Sidon, au Liban. Il porte une inscription phénicienne sur son couvercle qui était au moment de sa découverte la première inscription en langue phénicienne trouvée en Phénicie proprement dite, et de ce fait d'une grande importance. Elle demeure aujourd'hui le texte phénicien d'époque perse le plus long jamais trouvé, et la deuxième plus longue inscription phénicienne existante après celle mise au jour à Karatepe en 1946. Le sarcophage porte aussi une autre inscription gravée sur son auge, sous la tête du sarcophage.
Eshmunazar II (phénicien: 𐤀𐤔𐤌𐤍𐤏𐤆𐤓, un nom théophore signifiant « Eshmun aide ») était un roi phénicien de Sidon et le fils du roi Tabnit (en). Son sarcophage a probablement été sculpté en Égypte dans de l'amphibolite locale et emporté comme butin par les Sidoniens lors de leur participation à la conquête de l'Égypte par Cambyse II en 525 av.J.-C.
Le sarcophage a été donné au Louvre dès 1855. Plus d'une douzaine d'érudits à travers l'Europe et les États-Unis se sont précipités pour traduire les inscriptions. La traduction a permis d'identifier le roi enterré à l'intérieur, sa lignée et les édifices dont il a commandé la construction. Les inscriptions avertissent les lecteurs de ne pas déranger le lieu de repos d'Eshmunazar II; elles disent également que le « seigneur des rois », le roi achéménide, accorda à Eshmunazar II les territoires de Dor, Joppé et Dagon en reconnaissance de ses services.
La découverte a suscité un grand enthousiasme pour la recherche archéologique dans la région et a été le principal catalyseur de la Mission de Phénicie d'Ernest Renan en 1860-1861, la première grande mission archéologique au Liban et en Syrie.