
Joseph Mallord William TurnerRoyaume-Uni, 1775–1851Peut-on la contempler ?
Londres, Royaume-Uni
Le propriétaire est connu. Si elle est exposée aujourd’hui, le musée ne le dit pas, et l’on ne nous a pas appris à deviner.
Regulus est une peinture à l'huile de l'artiste anglais Joseph Mallord William Turner, aujourd'hui conservée à la Tate Britain, à Londres. Commencée en 1828, l'œuvre a été considérablement repeinte à deux reprises, d'abord entre 1829 et 1837, puis de nouveau en 1837. Le tableau s'inspire d'une légende entourant le consul et général romain Marcus Atilius Regulus, qui aurait été capturé par les forces carthaginoises puis exécuté après avoir refusé un échange de prisonniers. De nombreux récits ajoutent qu'il fut torturé en étant contraint de fixer le soleil, ce qui l'aveugla. Le tableau représente un port, à Rome ou à Carthage, où navires et édifices bordent la mer. La composition est dominée par un grand soleil blanc placé en son centre.
Turner a d'abord peint et exposé Regulus à Rome, lors d'un séjour en 1828, avant que l'œuvre ne soit expédiée à Londres, où il vivait. Pendant ou après son transport, la partie supérieure gauche de la toile a été déchirée, ce qui a nécessité une restauration et des retouches. L'œuvre est restée dans la galerie privée de Turner jusqu'en 1837, année où il la repeignit à la British Institution lors d'un jour de vernissage, occasion où les artistes apportaient les dernières retouches à leurs tableaux et les vernissaient devant un public restreint avant l'ouverture d'une exposition. Le tableau a ensuite acquis une certaine notoriété, inspirant deux peintures dérivées et deux gravures. Regulus fut une œuvre controversée, vivement critiquée lors de ses expositions ainsi que par certains contemporains, dont John Ruskin, pourtant défenseur de Turner. En 1863, un homme mécontent de la technique de Turner et de l'artiste lui-même lacéra la toile à coups de couteau. Le tableau souffre également d'écaillage de la couche picturale.
Ce que représente exactement le tableau fait l'objet de débats parmi les spécialistes. Certains estiment qu'il montre Regulus quittant Carthage pour Rome, tandis que d'autres y voient son retour. Un autre point de discorde porte sur la question de savoir si Regulus figure dans le tableau, si la scène est représentée de son point de vue au moment où il est aveuglé, ou si l'œuvre vise plutôt à évoquer l'ensemble de sa vie en réunissant ces deux dimensions. Les chercheurs appuient leurs interprétations sur les titres des gravures ultérieures, sur d'autres tableaux de Turner et sur les sources relatives à Regulus dont le peintre s'est inspiré.
1820s
Print series for publishers
In the 1820s he worked on several topographical print commissions: “Picturesque Views on the Southern Coast of England” (1814–1826) and “The Rivers of England” (1822–1826) for the Cooke brothers, “Picturesque Views in England and Wales” (1824–1838) for Charles Heath and “The Ports of England” (1825–1828) for Thomas Lupton.
1829
The death of his father
His father, who had lived with him for thirty years and worked as an assistant in his studio, died in 1829; the loss strongly affected Turner, who began to suffer fits of depression afterwards, and he finally abandoned his own gallery.
1829
Paris, Normandy and Brittany
In the twenty-year period from 1821 to 1844 he visited several European countries, studying the old masters and taking long hikes into the countryside: in 1829 Paris, Normandy and Brittany, and three years later Paris for the second time.
1830–1840s
Criticism in the 1830s–1840s and Ruskin’s defence
His innovative works, bordering on abstraction, gave him a reputation for madness: the Victorian public preferred realism and sentimentality, and Queen Victoria refused to knight him. John Ruskin came to his defence, calling him “the greatest artist of all time”.