Pan, 2e siècle, 3e siècle

Pan

2e siècle, 3e siècle · Sculpture

Peut-on la voir ?

Inconnu

Où est « Pan » aujourd’hui ? Collection: Musée Saint-Raymond, Toulouse. Inconnu.

Musée Saint-Raymond

Toulouse, France

Le propriétaire est connu ; on ignore si l’œuvre est exposée aujourd’hui.

Dans cet état depuis
Source
Le musée

À propos de la sculpture

Le personnage sculpté est le dieu Pan, dieu des bergers et des troupeaux. Les sourcils sont torsadés. Les globes oculaires gonflent exagérément les paupières supérieures, inférieures et les pommettes immédiatement sous-jacentes. Latéralement les arcades sourcilières sont alourdies et retombent. La pupille de l'œil gauche, seul bien conservé, est formée d'une petite cupule. Un petit coup de trépan marque la caroncule oculaire. Un sillon creux sépare la paupière supérieure de l'arcade sourcilière. Son examen montre qu'il a été réalisé par petites percussions successives (au trépan ?), une technique également employée pour les nombreux sillons qui parcourent de façon très dynamique les mèches des cheveux, de la barbe et de la moustache, mais aussi pour l'ouverture de la bouche sous une dentition supérieure bien marquée.

Lire plus

Très sinueuses, les diverses mèches s'achèvent, pour celles qui ne sont pas cassées à leur extrémité, par un petit enroulement terminal ponctué d'un coup de trépan. Les oreilles pointues, très creuses, sont dressées vers le haut, laissant saillir plus bas un lobe épais et arrondi. Les deux cornes s'élevaient en divergeant à l'arrière d'un toupet frontal dont les mèches inférieures naissaient à la racine du nez. L'arrière du masque est creux, selon une large et profonde cuvette qui devait faciliter le scellement de l'œuvre. Les parties latérales et supérieures de la tête sont assez grossièrement piquetées. Seules les parties achevées ont connu un polissage final moyen qui laisse encore derrière lui de nombreuses rayures.

L'expression générale du visage, très animé et au regard vif, n'en est pas moins puissante et riche d'effets, selon une tendance "baroque" de la sculpture hellénistique tardive dont les modèles ont été repris par l'atelier de sculpteurs de Chiragan. L'œuvre doit être datée de la fin de l'Antiquité, sans doute pas avant le IIIe siècle après J.-C. ; De nombreuses pièces sculptées autres que des éléments de support avouent, par des détails techniques de scellement ou de placage, leur liaison avec l'architecture. C'est le cas d'une première série de têtes en demi ou bas relief dont la partie antérieure est évidée. Leur thématique bachique ne fait aucun doute. Peut-être reconnaîtra-t-on Bacchus et Ariane près d'un silène chauve, de satyres et du dieu Pan.

La plupart de ces têtes avaient été placées , à la fin du XVIIIe siècle, dans la cour du palais épiscopal de Rieux, comme exemples de l'idolâtrie et "fragments mutilés d'un temple dont le souvenir a disparu". C'est ce que précisait une inscription latine composée afin de dire au visiteur la signification que l'évêque François de Berthier leur accordait. Daniel Cazes, 1999

Musée Saint-Raymond

Notice

Numéro d’inventaire
Ra 36 e

Ce qu’elle montre

Au catalogue

Sources

  • Musée Saint-Raymond
  • Image : Musée Saint-Raymond — © Daniel Martin, Licence Ouverte; Ministère de la Culture (France), base Joconde

De la collection : Musée Saint-Raymond

Page du musée