
Peut-on la contempler ?
Metz, France
Le propriétaire est connu ; on ignore si l’œuvre est exposée aujourd’hui.
Huile sur toile ; De ses visites à son grand-père à Brest, Jean le Moal garde le souvenir de la mer, il est en effet fasciné par le spectacle de l'océan . Dans les années cinquante la mer sera son thème de prédilection : "Retrouvant plus tard la mer, le peintre dès lors n'hésitait pas à la saisir en mouvement , à épouser le rythme des vagues sur les brisants..." (Les peintres contemporains, Mazenod, 1964) . A travers ce thème Le Moal va pouvoir jouer sur le rythme des lignes qui deviennent d'ailleurs à cette époque de plus en plus épurées et souples, le graphisme se simplifie tandis que sa palette colorée devient elle de plus en plus subtile et cherche à traduire les variations de la lumière , comme dans cette composition qui date de 1959, où les contrastes lumineux surgissent des associations de couleurs.
Ce qu'il cherche avant tout c'est reproduire l'énernel renouvellement de la nature, son dynamisme, dont le tableau ne serait qu'un instantané. ; Élève à l'École des Beaux-Arts de Lyon, Le Moal peint dès 1928 ses premières toiles en Bretagne. Installé en 1929 à Paris, il se lie d'amitié avec Alfred Manessier. Sa peinture s'étant écartée du réalisme après 1934, il fréquente l'atelier de Roger Bissière à l'académie Ranson, rencontre Jean Bertholle et le sculpteur Etienne-Martin, et participe à leurs côtés aux manifestations à Lyon et à Paris du groupe "Témoignage". Au cours des années 1950, Le Moal abandonne toute référence figurative et tout dessin qui cernerait les formes .Il ne retient du paysage que les variations de lumière et de couleurs .Les "Vagues", dans les tons violacés qu'il affectionne, transcrit les frémissements qui parcourent la surface mouvante de l'océan.
Musée de la Cour d'Or