Cour d'amour, Andrea Da Firenze, 14e siècle (4e quart)
Andrea di BonaiutoItalie

Cour d'amour

14e siècle (4e quart) · Painting

Peut-on la voir ?

Inconnu

Où est « Cour d'amour » aujourd’hui ? Collection: Musée de la Chartreuse, Douai. Inconnu.

Le propriétaire est connu ; on ignore si l’œuvre est exposée aujourd’hui.

Dans cet état depuis
Source
Le musée

À propos du tableau

Tempera et feuille d'or sur bois. ; "Ce plateau à dix sept pans est peint sur ses deux faces. Au recto est figuré un Jardin d’amour, au verso, un échiquier et les armoiries de quatre puissantes familles florentines. Ce plateau était utilisé dans la haute société du XIVe siècle pour la présentation d’offrandes aux jeunes mères, c’est pourquoi on l’appelait « desco da parto » ou plateau d’accouchée ou de naissance. Le plus ancien plateau connu aujourd’hui est celui de Douai. Le thème du « Jardin d’amour » apparaît à Florence durant les dernières décades du Trecento. Sur le fond or du ciel se dresse un arbre unique, axe de la composition, au milieu d’une prairie semée de plantes et de fleurs rares. De part et d’autre d’une imposante fontaine de marbre, des jeunes gens et des jeunes filles richement vêtus dansent et jouent de la musique, à gauche, un nain tient un faucon.

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Le jardin verdoyant fertilisé par l’eau d’une fontaine est un thème récurant chez le poètes florentins et s’inscrit dans le renouveau de la littérature courtoise de la deuxième moitié du Trecento après les années sombres de la peste noire. Andrea da Firenze avait traité le même thème dans le Jardin de Vanité des fresques de la chapelle des Espagnols réalisées en 1365 à Santa Maria Novella. La scène de danse de Douai est directement inspirée du trio de jeunes femmes dans une prairie, la jeune fille jouant de la viole reprend la figure d’une des musiciennes et le petit chien se retrouve dans la fresque de la Pentecôte. En représentant le Jardin d’amour, l’artiste a détaché le Jardin de Vanité de son contexte religieux et l’a transformé en langage profane, changeant ainsi sa signification première. Par la préciosité de son style, l’élégance linéaire et les coloris chatoyants, Andrea da Firenze s’inscrit dans la tradition de l’enluminure gothique." Françoise Baligand

Musée de la Chartreuse

Notice

Numéro d’inventaire
1089.a ; 877.1.21 (Ancien numéro d'inventaire)

Ce qu’elle montre

Au catalogue

Sources

  • Musée de la Chartreuse
  • Image : Musée de la Chartreuse — © Musée de la Chartreuse ; © Service des musées de France, 2025; Ministère de la Culture (France), base Joconde
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