
Portrait d'Agrippa
¿Puedo verla?
Se desconoce
¿Dónde está «Portrait d'Agrippa» hoy? Colección: Museo Saint-Raymond, Toulouse. Se desconoce.
Toulouse, Francia
Se conoce el propietario; no se sabe si hoy está expuesta.
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Sobre la escultura
En palabras del museo — en francés
L’œuvre a été rapprochée, tant par Jean-Charles Balty que par Emmanuelle Rosso, en raison de caractères stylistiques communs, du portrait de Julie. Gendre et fille d’Auguste venaient s’ajouter, probablement au sein de l’un des bâtiment principaux du forum de l’antique Colonia Urbs Iulia Baeterrae, à l’hommage statuaire rendu à Octave, en tant que fondateur de la colonie. C’est en réalité tout un groupe familial tout à fait cohérent qui devait progressivement prendre place au cœur d’un espace public privilégié. Ainsi les deux portraits contemporains d’Agrippa Postumus et d’une petite fille, probable Vipsania Agrippina, démontrent-ils l’ambition du prince en matière de succession, à travers la mise en place d’un véritable programme dynastique.
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Dans ce cadre, la présence de Gaius et Lucius César, « Princes de la jeunesse », dont les destins tragiques bouleverseront les desseins impériaux, devient-elle ainsi vraisemblable. Agrippa, qui fut le plus proche conseiller et auxiliaire du prince devint également, suite à la mort du jeune Marcellus et à son remariage avec Julie, en 21 av. J.-C., l’héritier politique d’Auguste et son égal. L’histoire en décida autrement, puisque ce protagoniste essentiel des débuts de l’Empire disparu brutalement au mois de mars de l’an 12 av. J.-C. En raison de la datation envisagée pour ce premier groupe de portraits dans l’ensemble dynastique de Béziers, l’image d’Agrippa pourrait être immédiatement postérieure à sa disparition.
Les analyses des marbres permettent de constater que les portraits survivants de Béziers furent majoritairement taillés dans des lychnites de Paros (Octave, Agrippa, Julie, Agrippa Postumus, Agrippine, Livie et Antonia). Le marbre de Carrare a, quant à lui, servi à l’élaboration des effigies de Tibère, Drusus et Germanicus. Au moins l’emploi du marbre italien permet-il de confirmer la chronologie et les rapprochements stylistiques soulignés entre ces trois dernières figures, ultimes figures, peut-être, du groupe julio-claudien conservé à Toulouse. Pascal Capus, catalogue d'exposition L'empereur romain, un mortel parmi les dieux, Nîmes, 2021 ; Vispanius-Agrippa (64/63 - 12 av. J.-C.), gendre d'Auguste.
Aussitôt identifiée grâce à son profil caractéristique que l'on retrouve sur les monnaies, l'oeuvre ne pose aucun problème particulier d'interprétation ; elle appartient à un groupe d'une douzaine de répliques qui suivent, avec plus ou moins de précision dans le détail, un prototype dont un splendide buste du Louvre (Ma 1208, découvert en 1792 à Gabies) reste, aujourd'hui encore, la tête de série la plus sûre ("type Gabies") et que l'on s'accorde à dater des années 18-12 av. J.-C. Agrippa avait épousé la fille de l'empereur en 21 ; depuis 20 et 17 respectivement, il était le père de Gaïus et Lucius César, les "Princes de la Jeunesse", petits-fils et fils adoptifs d'Auguste. Son pouvoir s'était considérablement accru, en 18, avec la délégation, pour l'Orient, de l'imperium proconsulaire du Prince et l'attribution de la puissance tribunicienne.
"Collega Augusti", au plan proprement juridique, et adiutor imperü, Agrippa apparaît alors comme le "garant de la continuité" (Roddaz, p. 379) et, s'il ne vise pas le pouvoir pour lui-même, il n'en contribue pas moins à renforcer le système monarchique et représente finalement une étape essentielle dans l'importante évolution constitutionnelle de ces années décisives. Notice de Jean Charles Balty extraite du catalogue d'exposition « Le regard de Rome », 1995
Museo Saint-Raymond
Ficha
- Número de inventario
- Ra 336 ; 30002 (Ancien numéro)
Lo que muestra
En el catálogo
Fuentes
- Museo Saint-Raymond
- Imagen: Museo Saint-Raymond — © Daniel Martin, Licence Ouverte; Ministère de la Culture (France), base Joconde







