
Fernand LégerFrancia, 1881–1955Gouache sur papier ; Notice du catalogue "Picasso, Chagall, Signac..." : « C’est en allant à Chevreuse, dit-il, que l’idée m’en est venue. Il y avait près de la route trois pylônes de lignes à haute tension en construction. Perchés dessus, des hommes y travaillaient. J’ai été frappé par le contraste entre ces hommes, l’architecture métallique, les nuages du ciel. Les hommes tous petits, comme perdus dans un ensemble rigide, dur, hostile. C’est cela que j’ai voulu rendre sans concession. » Martin Schieder nous apprend dans son article consacré à la peinture "Les constructeurs" que cela n’est pas tout à fait exact. Sans mettre en doute la parole de l’artiste, il nous montre comment il a travaillé d’après une photographie parue en première page de la revue "L’URSS en construction" de novembre 1949, représentant le montage de la carcasse métallique d’un immeuble place Smolensk à Moscou.
L’élaboration de l’œuvre définitive a généré plus d’une centaine de dessins, gouaches, et peintures autour du thème, laissant apparaître différentes approches et variations. Ses recherches débutèrent en 1949 et le tableau définitif fut terminé en 1950. La gouache conservée à Saint-Denis reflète cette lente élaboration du travail, passant par des motifs et des représentations qui ne seront pas retenues dans l’œuvre finale. Y sont figurés six personnages, dont l’un tient le journal "L’Humanité" dans ses mains, devant un bateau. Une autre gouache, conservée dans une collection privée à Milan, est très proche de celle de Saint-Denis. Des aloès remplacent les pilotis du premier plan. Le tableau terminé est exposé à la Maison de la Pensée Française à Paris du 12 juin au 7 octobre 1951, accompagné de son travail préparatoire. Un ouvrage est édité chez Falaise à cette occasion.
Abondamment illustré de croquis et de gouaches, on y trouve celle du musée de Saint-Denis. Un texte de Claude Roy rend hommage au déroulement de la carrière de l’artiste, mettant en avant la liberté de ses choix et de son art. Un poème de Blaise Cendrars "Construction" ouvre l’ouvrage, tandis que celui de Paul Eluard Les constructeurs dédicacé "A Fernand Léger" le clôture. Avec cette œuvre Léger signe son retour à la figuration réaliste mettant en valeur le monde du travail et s’impliquant dans un art engagé. L.G. Cat. n° 24
1948
The Congress of Intellectuals in Wrocław
In 1948 Léger travels to Poland for the World Congress of Intellectuals in Defence of Peace in Wrocław. In the same year he designs sets for Prokofiev's ballet “Le Pas d'acier” staged by Serge Lifar and, with his students, decorates the premises for the International Women's Congress in Paris.
1949
A retrospective at the National Museum of Modern Art
In 1949 a retrospective exhibition of Léger's work is held at the National Museum of Modern Art in Paris.
1949
The album “Cirque” for Tériade
In 1949 Léger writes the text and makes the drawings for the album “Cirque”, published by Tériade; he also illustrates Rimbaud's “Illuminations” and designs sets and costumes for Milhaud's opera “Bolivar”.
1949
First ceramics at Biot with Roland Brice
In 1949, together with Roland Brice, Léger makes his first ceramic works at Biot; in 1950 he sets up a ceramics workshop there.
1949
The essay “How I Conceive the Human Figure”
In 1945 Léger wrote that the object in modern painting must become the main character and overthrow the subject, and that if the human form in turn becomes an object it can considerably liberate possibilities for the modern artist. In his 1949 essay “How I Conceive the Human Figure” he elaborates: the figure is to be seen as a plastic value, not a sentimental one — which is why it has remained willfully inexpressive.
1950
The death of his wife Jeanne
In 1950 Léger's first wife, Jeanne-Augustine Lohy, whom he had married in 1919, dies.
¿Se puede contemplar?
Saint-Denis, Francia
Se conoce el propietario; no se sabe si hoy está expuesta.