
Buste cuirassé de Septime Sévère
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¿Dónde está «Buste cuirassé de Septime Sévère» hoy? Colección: Museo Saint-Raymond, Toulouse. Se desconoce.
Toulouse, Francia
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Sobre la escultura
En palabras del museo — en francés
La cuirasse de cet imposant buste est couverte d'un paludamentum (grand manteau impérial), retenu par une fibule sur l'épaule. Les quatre longues boucles, parallèles, sur le front, se rapprochent de celles du dieu sauveur gréco-égyptien Sérapis. On a tenté d'expliquer cette coiffure particulière par le voyage en Égypte de l'empereur et de sa famille, en 199. Ces mèches frontales feraient-elles ainsi allusion au sauveur ou au nouvel instaurateur de paix, que représentait l'empereur ? La grande et rare couronne civique rappelle, comme ce fut le cas pour Auguste en 27 avant notre ère, que Septime avait, lui aussi, mis fin à une guerre civile, celle des années 193-197, qui avait suivi l'assassinat de Commode. Pascal Capus, 2015. ; Le siècle des Antonins s’achève en 192 avec l’assassinat de l’empereur Commode.
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Après les courts règnes de Pertinax et de Didius Julianus, Septime Sévère inaugure une nouvelle dynastie. Originaire de Leptis Magna, en Afrique romaine, il favorisera tout particulièrement cette cité, considérablement restructurée dans son urbanisme et parée de monuments fastueux. Septime Sévère, l’Africain, est décrit comme un individu petit, au cheveu frisé et au fort accent punique. Il épouse en seconde noce Julia Domna, fille d’un grand prêtre du dieu Baal d’Emèse, en Syrie (actuelle Homs). Avec l’impératrice et sa cour, l’Orient pénètre ouvertement à Rome et dans la religion, les coutumes et la mode vestimentaire en sont profondément marquées. Leurs deux fils, Lucius Septimus Bassianus (surnommé Caracalla) et Lucius Septimus Geta, destinés à régner conjointement, seront séparés par la jalousie et la mort du second, assassiné par son propre frère.
Les portraits de ces deux enfants sont d'ailleurs présentés à proximité de ce buste de Septime Sévère. Les portraits de Septime Sévère reprennent des caractéristiques de ceux de la dynastie précédente. Il cherche ainsi à se légitimer. Ce grand buste couronné de chêne est l’un des quatre portraits de cet empereur découverts à Chiragan. Drapé dans le paludamentun, le grand manteau des généraux, Septime arbore surtout, à l’image du portrait d’Auguste, la couronne de chêne dite couronne civique. Par cette référence, il se pose comme le nouveau Sauveur de l’État. Cette qualité est peut-être confirmée par les quatre mèches verticales qui se détachent sur le front.
Elles seraient une assimilation ou un hommage au dieu gréco-égyptien Sérapis, souvent représenté avec cet attribut capillaire qui symbolise le renouveau et dans le temple duquel l’empereur s’était rendu lors de son voyage en égypte. Parallèlement, vers 200, les monnaies confirment cette association de Septime Sévère au dieu du Delta du Nil. ; Septime Sévère (146 - 211) Empereur de 193 à 211 Type « Sérapis » Marbre d'Afyon (Turquie) La cuirasse de cet imposant buste est couverte d'un paludamentum (grand manteau impérial), retenu par une fibule sur l'épaule. Les quatre longues boucles, parallèles, sur le front, se rapprochent de celles du dieu sauveur gréco-égyptien Sérapis. On a tenté d'expliquer cette coiffure particulière par le voyage en Égypte de l'empereur et de sa famille, en 199.
Ces mèches frontales feraient-elles ainsi allusion au sauveur ou au nouvel instaurateur de paix, que représentait l'empereur ? La grande et rare couronne civique rappelle, comme ce fut le cas pour Auguste en 27 avant notre ère, que Septime avait, lui aussi, mis fin à une guerre civile, celle des années 193-197, qui avait suivi l'assassinat de Commode. ; Le portrait appartient au "type Sérapis" des effigies de Septime Sévère, qui paraît dater des années 200/201 et sera très largement diffusé durant la seconde décennie du règne. La dénomination est de H.P. L'Orange, qui, étudiant, dans un ouvrage devenu célèbre (Apotheosis in Ancient Portraiture, Oslo, 1947), les processus de divinisation de l'empereur par l'image, avait noté l'étroit parallélisme existant entre ces Septime Sévère et l'image de Sérapis - dont les quatre mèches tire-bouchonnées de la frange frontale sont ici reprises.
Cette thèse a parfois été combattue, aucune émission monétaire par exemple ne justifiant semblable assimilation iconographique (alors même qu'Hercule, Bacchus ou Jupiter apparaissent en revanche avec une certaine récurrence) ; mais le nom est resté, qui rend commodément compte, il faut bien l'avouer, du détail le plus caractéristique de ce type. C'est donc lui que l'on conservera, jusqu'à plus ample informé. Y verra-t-on, à l'image même du dieu alexandrin, le manifeste d'un empereur-sauveur, restitutor Urbis et fundator Pacis (McCann, 1968, p. 69), ou un hommage particulier rendu à un dieu de salut, ainsi qu'il se faisait assez couramment depuis plus d'un siècle ? On ne peut en décider. Ce buste est particulièrement imposant par l'ampleur du torse cuirassé, revêtu du paludamentum. La couronne civique renvoie à celui qui a su rétablir l'ordre dans l'Etat et la concorde entre les citoyens au terme d'une guerre civile. Les événements de 193-197 sont encore bien présents, on le voit, dans la thématique de l'oeuvre. (Jean-Charles Balty)
Museo Saint-Raymond
Ficha
- Número de inventario
- Ra 66 b ; 30114 (Ancien numéro)
Lo que muestra
En el catálogo
Fuentes
- Museo Saint-Raymond
- Imagen: Museo Saint-Raymond — © Daniel Martin, Licence Ouverte; Ministère de la Culture (France), base Joconde







