
Anges porte-écu
¿Puedo verla?
Se desconoce
¿Dónde está «Anges porte-écu» hoy? Colección: Musée archéologique de Dijon, Dijon. Se desconoce.
Dijon, Francia
Se conoce el propietario; no se sabe si hoy está expuesta.
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- El museo
Sobre la escultura
En palabras del museo — en francés
Les trois éléments (inv. 994-8, inv. 997.0.81-1 à 2) font partie d'un décor architectural du château de Dijon. Ils proviennent de la démolition de la Porte de secours du boulevard Louis XII. Probablement déposé temporairement dans le Jardin botanique avec d'autres blocs appartenant à la porte, l'élément avec les anges est signalé, au début du XXe siècle, dans un dépôt lapidaire à l'intérieur des cuisines ducales, proches du musée des Beaux-Arts. Malgré un assez mauvais état de conservation général, il est tout à fait possible d'établir une restitution de cet ensemble. Il est, en effet, bien visible sur les lichés de la Porte de secours du boulevard Louis XII. Par ailleurs, une représentation très semblable est conservée sur une porte monumentale, vestige du château d'Auxonne, qui facilite la lecture des éléments dijonnais.
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Sous une arcade en accolade décorée de fleurons et de choux (dont il subsiste le couronnement -inv.997.0.81.1) et encadrée de deux pinacles (dont le sommet correspond à inv.997.0.81.1) se trouvaient les armes royales de France, entourées d'anges ouvrant une tenture. L'élément de pinacle appartient vraisemblablement à la pointe végétalisée du pinacle dextre de l'ensemble : ce bloc, conservé en entier, montre un découpage en harpe du côté senestre qui permet son intégration dans le montage du parement. Le couronnement de l'accolade du décor dijonnais diffère de l'exemple d'Auxonne, mais il correspond bien au cliché du XIXe siècle. le bloc conservé forme la pointe de l'accolade surmontée de choux plus ou moins développés. L'élément principal reste le bloc des anges. L'écu a disparu et devait être rapporté, car il subsiste une encoche dans la base du bloc.
Des deux anges encadrant l'écu ne subsistent que leurs corps drapés dans d'amples robes resserrées à la taille et leurs ailes aux plumes précisément figurées. Ils tenaient ouvert le rideau d'un baldaquin protégeant l'écu, dont il ne reste que quelques éléments. Ils sont aidés dans cette tâche par deux autres petits anges, situés à l'arrière, dont seule la partie supérieure du corps était visible. On ne conserve pratiquement plus que leurs ailes, une partie de leur épaule et le bras du petit ange senestre. L'écu était surmonté d'une couronne de fleurs de lis, partiellement conservée sur le fond, et entouré du cordon de Saint-Michel qu'évoquent de rares éléments de coquilles Saint-Jacques près du grand ange à senestre et une trace du pendentif, portant saint Michel terrassant le dragon, visible aux pieds des grands anges.
Cet ensemble reprend dans son traitement formel des draperies, vêtements, choux, accolade et pinacles, les particulières de la sculpture bourguignonne de l'extrême fin du Moyen Âge. La composition emblématique élaborée sous le règne de Louis XI, fondateur de l'ordre de Saint-Michel, a été reprise par Louis XII. Dans cette représentation, l'écu de France, probablement trois fleurs de lis d'or sur fond d'azur, est porté, dévoilé par des envoyés célestes (les anges) ; il est surmonté de la couronne royale, symbole très fort du pouvoir de la personne du roi, et entouré, protégé par le cordon de l'ordre de Saint-Michel, qui regroupe la haute noblesse attachée au roi et s'affirme ainsi qu'en contrepoint de l'ordre de la Toison d'Or du duc de Bourgogne.
Enfin, cette ostentation du pouvoir royal figure sur la porte extérieur de l'élément le plus avancé du château de Dijon face à la campagne, principe repris sur la porte du Comté d'Auxonne, tournée vers la frontière du royaume. (Emmanuel Laborier)(JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)
Musée archéologique de Dijon
Ficha
- Número de inventario
- 944.8
Lo que muestra
En el catálogo
Fuentes
- Musée archéologique de Dijon
- Imagen: Musée archéologique de Dijon — © Musée archéologique de Dijon; Ministère de la Culture (France), base Joconde







