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Taureau ailé

Taureau ailé

Sculpture · 33 × 38.5 cm

Darf man es sehen?

Unbekannt

AMD
Archäologisches Museum Dijon

Dijon, Frankreich

Der Besitzer ist bekannt; ob das Werk derzeit ausgestellt ist, nicht.

Unverändert seit
5. Okt. 2026
Quelle
Das Museum
Auf der KarteMuseumsseite

Über die Skulptur

In den Worten des Museums — auf Französisch

Placé de trois-quarts, en appui sur ses pattes postérieures, le taureau redresse tout son corps à dextre, écarte les ailes et présente un phylactère portant le nom "Lucas". Fait partie d’un ensemble de moulages qui fut donné en 1994 au musée archéologique par le propriétaire de l’ancien prieuré de Bonvaux (commune de Daix). Il se compose pour la majeure partie d’éléments de décor monumental (parties de frise et chapiteaux) auxquels viennent s’ajouter trois « appliques » en haut-relief, figurant les symboles des évangélistes Marc, Luc et Jean. L’ensemble présente différentes techniques. Pour Stéphanie Crain, le moulage n°inv. 994-4-15, qui porte l’estampille du mouleur, serait une épreuve de série.

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Les trois symboles des évangélistes (n°inv. 994-4-22 ; 994-4-23 ; 994-4-24), dont on voit nettement les « coutures » des pièces du moule, pourraient être des tirages originaux devant servir à leur tour de modèles pour une production d’épreuves en série. Mais la plupart (n° inv. 994-4-16 ; 994-4-17 ; 994-4-18 ; 994-4-19 ; 994-4-20 ; 994-4-21 ; 994-4-25) serait des moulages d’études, réalisés par des élèves : à partir d’un modèle, qu’ils ont pu créer eux-mêmes, ceux-ci tirent une épreuve en plâtre dont ils retravaillent les surfaces pour leur donner n aspect poli, éloigné de la texture d’une sculpture sur pierre. S’ils étaient effectivement conservés depuis longtemps à Bonvaux, les conditions de leur réalisation et de leur acquisition n’en sont pas moins obscures.

A la fin du XIXe siècle, le prieuré appartient à la famille Debost qui en entreprend la restauration dans un esprit néogothique. Des bâtiments médiévaux, il ne reste déjà plus que le chœur de plan polygonal et le transept de l’église prieurale, une partie des murs de la dernière travée de la nef et, plus au sud, donnant sur une cour, deux baies géminées encadrant une porte en plein-cintre, dans lesquelles on a voulu voir les vestiges du cloître primitif. Dans l’église, les chapiteaux, tous portés en encorbellement, sont ornés de feuilles d’eau ou de crochets simplifiés à l’extrême, dans un esprit de sobriété et de fermeté toute monastique. Seuls certains chapiteaux de la croisée du transept (pile sud-est) présentent un décor plus riche, mêlant grandes feuilles polylobées et crochets feuillus. L’analyse du répertoire formel invite à revoir les propos de P.

Foisset qui datait l’église du XIVe siècle et à en placer la construction plutôt vers le milieu du XIIIe siècle. Or, excepté les trois symboles des évangélistes et le chapiteau roman (n°inv. 994-4-21), tous les moulages renvoient au XIIIe siècle, bien qu’ils ne correspondent pas précisément au style du décor monumental de l’église. Seuls les moulages n° inv. 994-4-25 et 994-4-18 montrent des relations intéressantes avec des éléments en place : le premier rappelle ainsi le décor végétal des chapiteaux de la pile sud-est de la croisée, sans qu’on puisse dire pour autant qu’ils lui ont servi de modèle. En revanche, le second connaît dans le bras sud du transept un chapiteau d’une exécution assez récente qui lui est très similaire, intervenant dans des structures néogothiques : ici, on peut imaginer que l’épreuve en plâtre a inspiré les restaurateurs.

A partir de cette observation, il faut se demander si les moulages ne correspondent pas à une commande en vue de la réfection « gothicisante » du prieuré de Bonvaux. Toutefois, avec un seul exemple dans l’église, il serait audacieux de généraliser. Les moulages ont pu remplir cette fonction ailleurs ou tout simplement faire partie d’une collection, sans fonction particulière. Ainsi il est intéressant de noter que la famille Debost possédait également, à proximité de Bonvaux, la ferme de Champmoron, ancienne propriété d’Adolphe Bonnet (1804-1873), membre de la CACO, qui y avait accumulé des vestiges de toutes sortes. Ce personnage pourrait être d’ailleurs l’instigateur de l’habillage néogothique de Champmoron et il n’est pas exclu qu’une partie des moulages, utiles ou non à la restauration, en provienne. (Didier Secula) (JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)

AMDArchäologisches Museum Dijon

Angaben

Inventarnummer
994.4.24 M

Was es zeigt

(boeuf de saint Luc, taureau)

Im Katalog

SkulpturGips

Quellen

  • Archäologisches Museum Dijon
  • Bild: Archäologisches Museum Dijon — © Philippe Bornier; Ministère de la Culture (France), base Joconde